C'est la première fois que je ressent une tel sensation,
on me fait remarquer que la justesse, c'est d'aimer,
on me dit qu'il faut écouter les pulsions de mon coeur même si celui ci est maintenant arrêté,
on m'encourage à envoyer des messages d'amour à la terre entière.
Là, dans le bleu du ciel,
je flotte librement,
à la découverte de nouveaux horizons
l'esprit léger je goûte à la liberté,
dans cet endroit maculé de blancheur,
de fraicheur,
de bonheur.
Autour de moi, une collombe s'agite, elle veut me dire d'écouter le monde,
Ses ailes s'agitent et bousculent l'air, une sensation de bien être m'envahit,
dans cette espace intemporel et sans fin, je dois bien admettre que je suis ici chez moi maintenant.
Dans les premiers instants je n'avais pas ressentit le souffle de l'air si pur,
ni, le bonheur candide de la vérité, démasquée c'est à dire sans masque,
l'esprit libéré de toutes les mauvaises contraintes, j'observe depuis mon nuage,
cette nature splendide, avec ses mille couleurs, ses mille sons, ses mille odeurs,
et d'en haut je vois,
les prairies se tordrent de bonheur dans la folie passagère du vent
les oiseaux chanter à s'égosiller,
le peuples des insectes entrain de gesticuler,bouger,voler, courir, marcher et s'agiter construisant tour à tour des ponts de pierre, des ponts de bois, de longs tunnels aux milles galeries.
Plus loin, une troupe de coccinelles comiques batifollent dans les herbes en attendant la fin de la journée.
Une libellule montre ses gambettes à un canard qui dans un coin coin magistral flotte paisiblement dans sa marre carrément trop ronde.
Ici, la lune joue à cache cache avec le soleil, et fait de l'ombre à son amie la terre,
Là, Dans un tourbillon d'envie la mer ondule de plaisir, pendant que les vagues vont et viennent avant de se jeter tendrement dans les grains de sables, dans un bruit complice et pleins d'émotion.
La caresse des rayons du soleil chauffe les flancs des animaux qui ici et là, se font dorer, se prélassent, broutent, meuglent, ou rêvent.
La neige de son fin duvet blanc brillent de mille éclats soupoudrant les sommets de son élégante et si discrète présence.
La terre joue de son manège, et entraine le monde qui tourne inlassablement.
Posé sur mon nuage, je jette encore un oeil autour de moi. lorsqu'un ange avec sa flèche vise
adroitement le coeur, d'une jeune fille pleine d'émotion, de désir d'envie de rêve,
elle aimera.
L'ange me sourit, avant de repartir apporter du bonheur à un autre être.
tout à l'air, si parfait, si beau, si bien, si pur,
si calme, si rangé si ordonné si propre, que déjà je m'ennuie.
Cela ne fait pourtant que dix minutes que je suis arrivé ici mais je tourne déjà en rond, là sur mon gros nuage... le temps ne défile plus il s'est figé.
Autour de moi, dans ce lieu saint, d'autres personnes s'extasient avec beaucoup de complaisance et se goinfrent de gloubiboulga.
Une voie ne cesse de me répéter "tout est tout droit, tout est écrit" et d'insister "tout est tout droit, tout est écrit"
Alléluia, Une éternité de blancheur immaculée m'attend,
"mais Kurt, franchement est ce que toi tu crois que je me suis fait exploser le caisson pour atteindre ce Nirvana là?"
Là, sur mon gros nuage
je regarde encore une fois cet ultime étage à la pureté intense, puis je m'approche de la bordure de ce gros cumulo nimbus, et me penche juste pour voir, ce monde qui s'agite sous moi, qui vit sans moi,
Là, las je m'en retourne m'allonger sur le dos, pour regarder le bleu du ciel, étendu, détendu, calme, et tranquille, j'essaie de rêver un peu... a toi, oui à toi,
je crois d'ailleurs que j'ai aperçu le bleu de tes yeux caché là derrière un nuage.
Pour changer d'air, l'instant d'après je cours déjà autour de cet espace trop petit pour moi, mais dix tours sur moi même ne me suffisent pas, je cherche désespérément à appeler Casimir "Eh!!, ou es tu toi et ton maudit village???" mais il ne me répond pas. Seul, je me parle à moi même, "oh quel bonheur mon dieu, j'adoooooooore, j'adoooooooooore, j'adoooooooore"
j'adore tellement que dans un état de folie furieuse, sauvagement j'EXPLOSE, et me jette dans le vide...
tout
s'écroule
maintenant,
autour de moi
je vole
je plane
je tombe,
à une vitesse hallucinante
attiré vers la terre
la truffe en extase
de se voir manquer de respect
par le vent,
et pendant que la terre grossit
mon taux d'adrénaline
vient de battre pour la première fois
mon taux de cholesterol.
Je continue
ma descente
vers mes proches,
mes amis,
mes ennemis,
attendez moi
je viens vous retrouver
attendez moi,
je veux jouer avec vous,
aimez moi
dites le moi,
j'arrive,
venez m'accueuillir,
je sombre,
j'arrive,
encore quelques secondes et vous verrez comment je vais finir éclaté
sur ce sol trop dur.
Petit à petit la terre devient plus grosse,
les prés plus précis
les arbres plus gros
les villes plus grandes
dans cette vertigineuse chute
je ne crie pas
j'attend une deuxième fin
l'impact est maintenant programmé
9
8
7
6
5
4
3
33
?
???
dites 33 Kéni.... "trentoi ... c'est grave docteur????????????"
Il vous faut une aspirine mon cher Kéni dit le docteur "et c'est tout?" lui dis-je ma chere Edwige?
"Nan un cerveau aussi mais pour ça, il faudra repasser j'en ai pas en stock. ça fait 50 euros pour la consultation et je suis désolée pour l'anesthesie cérébrale c'était une obligation"
De retour dans le monde des vivants j'exprime ma joie d'exister librement enfin je crois bien que j'ai envie d'exprimer ma joie,
Je rentre chez moi m'inspirer de ce si grand poète qu'est monsieur "bienenforme". Après un effort de concentration sur un de ces nombreux poèmes à trous, signe qu'ils sont pleins de vers,
je me mets en quête d'une idée plus révolutionnaire que les autres....
M A I S
M O N
P R O B L E M E
C
E S T
Q U E
J E
S U I S
N O R M A L
C O M M E
G A R ç O N
M O I
OuI c'EsT vRaI j'AiMe BiEn jOuEr aVeC LeS MoTs mOi MaIs c'EsT tOuT.
dans des pirouettes abracadabrantesques, je retourne les mots pour dire que j'adore.
.histoires mes de fin la à début le raconter et fin la par Commencer. énigmes des livrer lui, envies mes de gré au lecteur mon Perturber, lui avec jouer
Il est tard Kéni tu devrais fermer les zieux... me dit la nuit.
L'esprit encombré par un embouteillage de trucs que je ne comprends pas comme l'emballage en plastique recyclable des hommes politiques, le lave vaisselle thermo-nucléaire, La propulsion à impulsion sexuelle, la germination transgénique de l'âme, l'érosion du poil au menton,
je ronfle dans un doux et profond soupir, et pendant que gargamelle me fait les yeux doux, Azrael me lèche avec sa langue rappeuse. Némo lui se ballade entre les jambes de Elie Medeiros, cette célèbre chanteuse qui me signale qu'il n'y a pas de raison pour qu'on se tire la langue, et Bernard Ménez tente de me faire danser autour de sa jolie poupée jusqu'ici tout va bien, L'épicier de mon quartier me refourgue un kilo de farine au prix de la coco... et Goldorak vient sonner à la porte pour engager une guerre chocolatée avec nesquik... En extase devant le cul de mamie Nova je cherche encore à comprendre pourquoi ses yaourts au poireau n'ont pas de morceaux dedans, mais j'ai pas le temps de trop y réfléchir car Freddy...veut me couper en deux... il me chatouille déjà la gorge avec ses lames tranchantes et pleines de rouilles...à cause du jus des citrouilles. Il semble un peu perturbé par cette situation lorsque je lui explique que je veux bien mourir mais avec des lames en inox. du coup il me promet d'aller voir si pierre bellemard n'en vend pas au télé A chié.
on tape là, trankilou je lui branchouille la téloche mais il bloque sur la chaine des mômes à la vue de BuZZZ l'éclair.
En attendant mon heure, et comme j'ai pas envie de lui retricoter son vieux pull ni même de compter les moutons,je chantonne sa chanson. "Un deux freddy va te couper en deux, trois quatre ...remonte tes escaliers 4 à 4 cinq six...",
mais j'ai pas le temps de finir que je sombre une fois encore dans la noirceure de mes rêves...
a
l
l
e
r
c
e
s
t
r
e
p
a
r
t
i
le grand ascenceur métallique descend dans un grincement strident...
la maintenance à l'air d'être passée la semaine dernière,
car le monsieur étendue par terre à encore
l'air assez frais,
mais je crois bien qu'il a pas terminé son chantier,
car les boutons ne marchent pas,
ils sont tous bloqués,
et clignotent dans tous les sens,
affichant "666",
je descend toujours,
lentement,
mais sûrement,
ça bouge,
ça danse,
ça tremble,
avant de s'arrêter,
Là,
jusqu'a arriver mille étages en dessous dans les entrailles de la terre.
Il y aune grosse porte fermée qui se présente à moi. Je la pousse,
chut,
silence,
Mais,qu'y a t-il ici dans le fin fond du monde de Kéni? On peut se le demander... vu comme il fait sombre dans la pièce où j'entre.
Dans cet antre sans lumière ou milles insectes grouillent dans un bruit dégoulinant tout autour de moi, je marche sur un tas de larves qui sous mon poids s'écrasent en expulsant de leurs carapace un jus pleins de pulpes. Une odeur infecte se ballade de manière persistante dans l'air et mon odorat fragile supporte mal ce parfum putride. La carcasse de maitre capello jonche le sol. Des milliers de cafards, d'arraignées, et d'insectes aux pinces et mandibules aiguisées se déchainent dans un fond sonore bruyant. ça gratouille, ça ronge, ça arrache, le restant de chair dans la boites aux lettres à consonnes et à voyelles de cet hommes aux cent mille mots.
Une voix ténébreuse dans le fin fond s'élève et dit "vous cherchez Kéni?????? Ne cherchez plus,Il n'y a que KONI ici" lien
Dans un bruit sourd il semble bien que le sort de cette l'histoire soit tranché ici en même temps que ma gorge....
06H00 Le 6 Avril 2006.
JE SURSAUTE...la gorge serrée, le coeur à 100 à l'heure...Les yeux grands ouverts encore tout tremblotant...tendu.
j'ai face à moi, la grosse bertha une cousine allemande de l'après guerre, spécialisée dans la saucisse de Morteau et qui passe ce matin son grand oral...par voie buccal, là dans mon lit et j'ai beau lui expliquer que je ne suis pas l'inspecteur qu'elle croit, il semble bien que c'est peine perdue. Lâchement,sur le coin du lit, je paye la dadame en liquide pour écourter l'affaire et me frotte les yeux en espérant que ce cauchemard s'arrête là... Mais je suis bien obliger de convenir que cela n'en est pas un. 06H03...une nouvelle journée commence.
Ps: Désolé pour remonter il faut prendre l'escalier, l'ascenceur est en panne. KE....NI